Singapour, le « dragon » méridional

L’Europe développant de plus en plus la fin du secret bancaire, même la Suisse s’étant engagée à transmettre des informations sur l’argent placé sur ses comptes si les états en cause le demandaient, les français, entre autres, se tournent vers l’Asie pour épargner, ou investir dans des secteurs économiques porteurs.

Singapour est l’un d’eux. Il ne s’agit pas moins que de la deuxième place financière en Asie, avec des services bancaires et financiers de pointe, les grandes banques mondiales investissant dans ce micro état d’Asie. Si on ne peut pas parler de paradis offshore pour Singapour, le pays offre aux étrangers des investissements performants et de qualité.

De plus, ce petit pays est au croisement de toutes les routes commerciales d’Asie, faisant de lui un point de passage stratégique.

Pourquoi investir à Singapour ?

Bien qu’il soit dépourvu de ressources naturelles, Singapour a su, par un système politique et économique très favorable aux entreprises, s’imposer en Asie du Sud-Est.

Tout d’abord, le pays démontre un réelle stabilité et intégrité, le système politique y étant stable et relativement démocratique.

Ainsi, certaines entreprises d’Asie préfèrent ce pays, que ce soit pour y placer leurs sièges sociaux (40% des sièges asiatiques de grandes entreprises sont basés à Singapour, d’ailleurs appelée la « Suisse de l’Asie ») ou lieux de production, malgré la proximité de nombreux pays bon marché mais bien moins stables politiquement.

En effet, le parlement et le président y sont élus au suffrage universel, avec une constante préoccupation de l’économie. Les règles y sont strictes et les infractions sévèrement punies, ce qui constitue un avantage non négligeable aux yeux des investisseurs

Ensuite, le système légal est simple et tourné vers l’économie capitaliste.

Il n’y a par exemple pas d’impôt sur les dividendes ainsi que sur les gains de nature capitale. L’impôt sur les sociétés est quant à lui de 17%, avec possibilité de « discounts ». Ainsi, si les profits taxables réalisés par une nouvelle entreprise sont inférieurs à 300,000 SGD, l’impôt ne sera compris qu’entre 0 et 5.6%. D’autres régimes spéciaux existent.

La création d’entreprises y est également très simple et très peu coûteuse. Il y a cependant l’obligation de nommer un directeur résident, ce qui peut gonfler les coûts réels de création et ensuite de maintenance.

Singapour est défini comme un Etat « smart », tourné vers les nouvelles technologies et très tertiaire. Il n’en reste pas moins un pays avec une grande qualité de production, y compris industrielle. Ainsi, l’industrie représente 20 à 25% du PIB national.

La population y est très éduquée et dispose d’une grande force de travail, au point que le pays connait un déficit des naissances.

C’est cependant d’après ce constat que la politique d’immigration est devenue très favorable aux travailleurs étrangers. Le tiers des 4 millions d’habitants sont étrangers et proviennent d’une multitude de pays. Singapour s’est alors très vite tournée vers la langue internationale, l’anglais, en plus d’avoir une bonne connaissance de l’Indi et du Mandarin. Cette maitrise linguistique est une qualité indéniable pour les entreprises désirant rayonner dans le Monde, et particulièrement en Asie.

Vivre en tant qu’étranger à Singapour

En cas d’apport de capitaux, de possession d’un diplôme reconnu ou de création d’une entreprise qui fonctionne, il est plutôt facile d’obtenir un visa de travail par la suite. Il faut cependant souligner que ceci est devenu un peu plus difficile ces dernières années sous la pression de la population.

Malgré cela, les visas de touristes de trois mois sont faciles à obtenir et permettent sans contrainte de démarrer une activité dans le pays, laissant alors le temps de donner des gages à l’administration locale.

Aujourd’hui, il y a entre 15 et 20 000 Français sur le territoire, constituant une communauté dynamique qui possède par exemple sa propre école.

Pour conclure

Il est à noter principalement que le pays est intéressé par l’apport financier et intellectuel des personnes arrivant sur le territoire, laissant la possibilité à chacun d’y accomplir ses ambitions.

Malgré une volonté de ne pas léser la population locale, le montre la présence de certains quotas dans les entreprises, Singapour a besoin d’un apport extérieur. Le pays souffre en effet d’un déficit des naissances et il est en situation de sur-emploi. Surtout, le système éducatif amène la population locale à exceller en termes de compétences et de force de travail, mais au détriment de la créativité et de la remise en causes des systèmes existants.

Ce pays, positionné au deuxième rang mondial de la compétitivité et au premier rang asiatique de l’innovation, a donc besoin de la combinaison de toutes ces qualités pour conserver sa place et préparer son avenir.